Tout bloquer à partir du 10 septembre

On arrête tout. On commence à s’écouter.
Une journée pour entendre ce qui ne s’entend plus.

Aujourd’hui circule un mot d’ordre : tout bloquer à partir du 10 septembre.
Le sens n’est pas donné d’avance. On devine qu’il s’agit d’un blocage économique, institutionnel, symbolique. Mais ce mot d’ordre laisse aussi volontairement un espace : à l’imagination, à l’appropriation individuelle, à la spontanéité des gestes.

On pense aux gilets jaunes, sans ligne politique unique. À Mai 68, et cette volonté de reprendre la parole sociale. À L’an 01, et son souffle de libération. À l’envie de se réapproprier le temps — que le système réduit à une cadence unique alors que nous aspirons à une pluralité des rythmes.

C’est un mouvement existentiel.
Tout écouter autrement.

« Tout bloquer, ce n’est pas tout arrêter. C’est suspendre le vacarme pour entendre enfin… »

Ce n’est pas un programme. Pas une méthode. C’est une respiration collective.
Un refus de foncer vers des solutions sans avoir posé la question du désir. Avant de savoir comment vivre, il faut oser demander pourquoi.

Nous ne voulons pas seulement des solutions. Nous voulons comprendre ce que nous cherchons à résoudre.

Car derrière les revendications immédiates — pouvoir d’achat, retraite, carburant — se cache une fatigue plus profonde : existentielle. Une perte de sens. Une dépossession du temps. Une aliénation du quotidien. Le sentiment d’être réduit à une fonction.


C’est Mercredi.
Un moment pour respirer ensemble. Pour écouter ce qui murmure sous le vacarme.

Veillée du souffle — La nuit des communs
Une nuit pour ralentir. Pour écouter l’invisible, ce qui relie.

Les communs ne sont pas seulement des biens partagés. Ils sont récits, gestes, mémoires… Ce que nous faisons ensemble.

On peut imaginer :

  • Des cercles d’écoute, où la parole circule librement, sans hiérarchie.
  • Des ateliers “crayons”, pour redessiner la ville, la société, nos imaginaires.
  • Des écrivains publics, pour donner forme à ce qui peine à se dire.
  • Des gestes simples, des silences partagés, des récits qui tissent du lien.

Pas de musique amplifiée. Juste celle des voix. Celle des contraintes, des enfermements, qui trouvent enfin à s’exprimer.

Et au centre : un repas partagé. Une table commune, dressée au cœur de la nuit.


10 septembre — premier mercredi : une germination collective.
Ce n’est pas un simple jour de la semaine. C’est un seuil. Un passage.
Le moment où l’on commence à faire autrement.

Ce sont aussi des lieux. Des lieux qui s’étendent au-delà de la France hexagonale.
Des lieux où faire autrement prend sens, loin du rejet de l’autre, loin de l’autoritarisme.

Des lieux guidés par une boussole : Confiance, Culture, Création, Coopération, Care. Les 5 C.

Mais pour ne pas se replier dans l’entre-soi, ces lieux doivent rester poreux. Reliés. Non pas en une simple coordination, mais en un tissu organique. Comme une constellation mouvante.

Un fil rouge d’échanges.
Des traversées. Des invitations. Des présences.


Et puis pour éviter l’entre-soi dans ces lieux, ces pépinières, faire exister un lien vivant entre les pépinières — au delà d’une simple coordination, faire exister un tissu organique, comme une constellation mouvante : un fil rouge d’échanges physiques entre espaces, des traversées, des invitations, des présences. Pour que chaque lieu soit poreux, pour que l’entre-soi devienne un entre-nous.

Juste des voix, juste des actes, juste des cercles, juste des liens


Commentaires

Une réponse à “Tout bloquer à partir du 10 septembre”

  1. Avatar de Ainhoa Yönoé
    Ainhoa Yönoé

    Bonjour,

    Je découvre cet événement à venir qui est à mon avis vraiment interressant de se retrouver les mercredis……

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